Un logement
adéquat,
est-ce
possible ?
Dossier Social
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Tous sont d'accord : du logement social il n'y en a
pas assez. Je ne le répéterai donc pas. Je préfère
m'attarder à ce qui existe et exposer les ressources qui
peuvent venir en aide aux personnes atteintes de troubles mentaux
sévères et persistants en matière de logement.
Parfois, à la sortie de l'hôpital d'une personne
atteinte de maladie mentale, une question se pose : où
ira-t-elle habiter ? Souvent, bien entendu, on se tourne vers
la famille, mais lorsqu'elle ne peut héberger la personne
atteinte, qu'arrive-t-il ? Inquiétude et culpabilité
vont alors de paire.
Des ressources existent. Malgré tout ce que l'on entend
autour de nous, la personne malade n'est pas systématiquement
laissée à elle-même à la rue. Bien
sûr, ceci est possible et on ne peut le nier. Un premier
point important est le potentiel qu'a la personne à regagner
un équilibre de vie, mais le point culminant est sa volonté
à vouloir le faire.
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On n'agit pas contre la volonté de la personne. Si son
choix est de ne pas aller vers les ressources proposées,
on ne l'y contraindra pas. Il y a cependant des cas où
un ordre de cour oblige la personne à habiter dans un
milieu qui la protégera.
Vers la fin de l'hospitalisation, une évaluation est faite
par le personnel en travail social. À partir de cette
évaluation et, selon le choix de la personne hospitalisée,
une décision est prise. Selon son état, la personne
pourrait être dirigée vers une famille d'accueil
ou un appartement supervisé ou, bien entendu, retourner
chez elle. Souvent, s'il n'y a pas de place disponible dans ces
ressources, l'hospitalisation sera prolongée, sinon on
aura recours à des ressources provisoires. La famille
d'accueil s'adresse principalement aux personnes qui ont peine
à s'occuper d'elles-mêmes. On tente de leur apprendre
une certaine discipline de vie aussi simple que de se lever,
s'habiller, se nourrir trois fois par jour, prendre adéquatement
les médicaments, se laver, dormir. Finalement, l'usager
n'a pas à se préoccuper des tâches domestiques
quotidiennes, telles que faire l'épicerie, préparer
la nourriture, faire le ménage, etc. ; il se préoccupe
de lui-même.
On pourrait qualifier de seconde étape, en matière
de logement et de réintégration sociale, l'appartement
supervisé. Il s'agit ici d'une ressource qui exige que
la personne démontre sa capacité à être
suffisamment autonome pour s'occuper d'elle-même. Comme
me le disait monsieur Benoît Marcotte, de la Maison L'Échelon,
l'intervenant doit agir comme « comme un bon père
de famille », tel que la loi définit cette expression.
Tout ceci pour dire qu'il peut être appelé à
aider l'usager à apprendre comment faire son lavage, son
épicerie et parfois même à faire la cuisine.
Son rôle va aussi au-delà de ceci. Par exemple,
lorsque l'usager éprouve des problèmes, il peut
l'aider à prendre la décision de se rendre à
l'hôpital, sinon il peut intervenir d'autres façons,
toujours dans le but d'aider ce dernier. Discrètement,
il vérifie si les médicaments sont pris adéquatement,
quoique ceci demeure aléatoire (d'ailleurs on s'en rendra
compte bien assez vite).
En appartement supervisé on préconise la socialisation
par différentes activités. Une des activités
sont les repas communautaires préparés par les
résidents : on apprend donc en groupe! Être occupé,
aide énormément la personne à gérer
ses intensités, donc à ne pas retomber dans ses
pensées qui risquent de faire dégénérer
sa situation (ça s'applique à tous, non ?). La
ressource y contribue par ses activités, mais aussi par
les références qu'elle donne à l'usager,
car on lui suggère des activités vers d'autres
ressources.
Toujours de la même ressource, monsieur Bernard Saulnier
me disait que pour lui, habiter en appartement supervisé
lui permet d'avoir un logement bien à lui, puis de savoir
qu'il y a quelqu'un qui peut l'écouter lorsqu'il «
délire ». Cette expression, bien propre à
Bernard, signifie que lorsque ça va moins bien, il a quelqu'un
avec qui parler. Mais il réalise bien que lorsqu'il est
souffrant, l'intervenant ne peut pas tout faire pour lui, il
ne peut que lui donner des pistes, mais déjà, c'est
beaucoup.
Une autre ressource existe. Il s'agit de l'appartement relais.
Dans ce cas, la personne vit dans un lieu qu'elle a choisi elle-même.
Un intervenant fait un suivi auprès de la personne atteinte.
Ce suivi est beaucoup moins fréquent qu'en appartement
supervisé, sa fréquence étant d'au plus
deux à trois fois par mois alors qu'en appartement supervisé
il est hebdomadaire. Il ne s'agit ici que d'un bref survol
de la situation. Bien sûr il y aurait place à amélioration
dans le système d'hébergement pour les personnes
atteintes de maladie mentale, mais je crois que plutôt
que de blâmer le gouvernement pour ce qui n'est pas fait,
on devrait davantage s'attarder à ce qui l'est. Cela étant
dit, « Avoir un logement à soi constitue le point
de départ de l'organisation de la vie en société
et une condition préalable à l'exercice de la citoyenneté.
»1 Je pense que le rôle des ressources énumérées
s'y emploie grandement. Aussi, je pense que respecter la marginalité
des uns est important. On ne peut pas être tous «
moulés » dans le même schème. Bien
souvent on s'insurge contre l'itinérance, mais avons-nous
pensé qu'elle peut être aussi parfois choisie, en
particulier s'il n'y a pas de meilleure solution selon la personne
qui en fait le choix.
Carole Damphousse
1Nouvelles pratiques sociales, Dossier
: Le logement social et l'hébergement, Volume 14, numéro
2, décembre 2001, Presses de l'Université du Québec,
page 21
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- Un logement
adéquat, est-ce possible?
- Cabane
à sucre
- Sorties
estivales
- Semaine
nationale de la santé mentale
- L'expérience
de l'entraide ( 2)
- Mot de
la Présidente
- Petit
mot pour l'AQPAMM
- Mouvement
de la vie
- Le bonheur...
La souffrance...
- Questions
et réponse
- Où
trouver le bonheur?
- Charte
des droits
CABANE À SUCRE
Le 20 mars dernier, 25 membres del'AQPAMM
ont participé à la sortie cabane à sucre.
Chaque année cette activité s'avère très
appréciée puisque les gens peuvent partager leur
vécu dans une ambiance de fête. Plusieurs ont éliminé
leur surplus de calories par la danse et une promenade dans la
forêt.
Nous espérons que vous serez
des nôtres l'année prochaine.
Diane Tardif, B.Sex.
SORTIES ESTIVALES
Si vous désirez vous joindre
au groupe de l'AQPAMM pour des sorties: croisière, pique-nique
ou autres, communiquez avec Diane Tardif ou Linda Bengivengo
au 524-7131 pour donner votre nom.
Si l'art thérapie vous intéresse,
une nouvelle session débutera en septembre.

André Boulerice
Député de Sainte-Marie-Saint-Jacques
(514) 525-2501
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