
Depuis un bon moment l'implantation de réseaux locaux
de services intégrés en santé mentale fait
couler beaucoup d'encre. À première vue, il semble
qu'il soit tout à fait normal que tous les niveaux d'intervention
communiquent et agissent entre eux pour le client. Par contre,
dans les faits, il semble qu'une autre dynamique subsiste et
que beaucoup d'interrogations surgissent. Le concept d'intégration
des services comme mode de régulation des systèmes
publics de santé apparaît dans les écrits
scientifiques et les discours politiques au cours des années
1990. Ce nouveau modèle qui a pour objectif de limiter
les duplications et d'améliorer la qualité des
services implique un arrimage important entre les dispensateurs
de services d'une unité géographique spécifique.
Dans les systèmes privés de santé à
l'extérieur du pays, l'intégration des services
s'apparente au concept du managed care introduit aux États-Unis
au cours des années 1980. Ce concept suppose l'implantation
de mécanismes de gestion et d'approches cliniques qui
visent à améliorer l'efficience des systèmes
de santé et à rendre imputables les prestataires
des services dispensés. Malheureusement, ce concept est
trop souvent associé au contrôle ou à la
réduction des dépenses, et au rejet de la clientèle
« non rentable » pour les organisations.
Plusieurs facteurs expliquent l'émergence de ce mode d'organisation.
Le contexte de crise économique et des finances publiques,
la pression déployée sur les systèmes de
santé par la croissance de la demande, le vieillissement
de la population et l'évolution des technologies sont
des éléments en toile de fond. Le virage ambulatoire
et la désinstitutionnalisation ont aussi entraîné
la multiplication des dispensateurs de sorte que les acteurs
organisationnels ont du rationaliser les services afin d'en éviter
la duplication. Au Québec, la mise en uvre de l'intégration
des services comme mode d'organisation du système de santé
résulte aussi d'un autre facteur : l'échec relatif
des efforts des décennies 1970 -1980 pour améliorer
la collaboration entre les différents partenaires et offrir
des services continus dans la communauté (MSSS, 1997).1
Qu'est-ce qu'un réseau local de services intégrés
en santé mentale ?
On pourrait le définir comme des services, des traitements
et de la réadaptation accessible dans la communauté
et le milieu hospitalier, transmis par un ensemble d'organismes
qui unifient leurs activités respectives pour répondre
aux besoins des personnes qui souffrent de maladie mentale ainsi
qu'à leur famille. Actuellement, dans certains secteurs
et/ou régions, les intervenants travaillent chacun dans
leur milieu et il manque de concertation.
On considère que les services intégrés offriront
une gamme de services complets : soins de santé mentale,
mais aussi médicaux, sociaux, (logement, réintégration
au travail, programme de réadaptation, éducationnels,
culturels, loisirs, etc.).
Comment ce projet devrait se réaliser ?
Les services actuels sont organisés sur la base traditionnelle
de soins de première, deuxième et troisième
lignes. Il s'agirait pour le CLSC d'amener d'autres intervenants,
partenaires et secteurs de la communauté concernés
à participer dans un réseau de coordination au
centre duquel se trouverait la personne atteinte de maladie mentale
et les proches. Les CLSC
assureraient la coordination de ces réseaux, qui seraient
virtuels, (i.e. ne viendraient pas remplacer ce qui existe déjà),
mais se superposeraient comme structure de coordination. Les
réseaux locaux comprendraient :
1. Les services de proximité : services de crise,
services médicaux, services d'entraide, services de soutien
pour les parents et les proches, les services de santé
courants, etc.,
2.les services intersectoriels : logement social (les coopératives,
les organismes à but non lucratifs, offices municipaux
d'habitation, le travail (ex services d'Emploi Québec),
la formation, le tranport, les loisirs, l'aide domestique, etc.
3. les services spécialisés : l'urgence hospitalière,
les services médicaux-légaux, les traitements psychiatriques
spécialisés, etc.
Le rôle du CLSC sera de coordonner, de créer
des mécanismes de liaison entre les différents
programmes, l'accès à la gamme complète
de services sur son territoire, la mise en place d'un mécanisme
d'évaluation annuel du fonctionnement en réseau.2
Cependant, selon l'Ordre des professionnels des travailleurs
sociaux du Québec, la plupart des CLSC du Québec
n'ont pas mis en place d'équipe de santé mentale,
faute de budget. Dans ces CLSC, on n'offre des services psychosociaux
aux adultes qu'en cas de problèmes majeurs de santé
mentale. C'est ainsi qu'un adulte schizophrène, qui consomme
de l'alcool et qui est en crise suicidaire recevra, à
sa demande, les services d'urgence psychosociale du CLSC. Pendant
ce temps, une autre personne qui est en état de détresse
psychologique parce qu'elle traverse un divorce verra son nom
mis sur la liste d'attente. De 6 à 8 mois d'attente pour
un suivi psychosocial, dans certaines régions ! Telle
autre personne qui reçoit des services de maintien à
domicile, sera soignée illico pour sa hanche fracturée
mais attendra de 10 à 12 mois pour être suivie pour
un état dépressif dû à son isolement.
La détresse psychologique, la dépression, les troubles
d'adaptation, c'est plutôt silencieux et intangible ; mais
tous savent que si on ne traite pas ces troubles, cela mène
inévitablement à une aggravation de l'état
global de la personne, et dans beaucoup de cas, à des
crises majeures.
Et que dire des problèmes de santé mentale chez
les personnes âgées ! Encore ici, certains CLSC
ont réussi à mettre sur pied des services spécialisés
pour cette clientèle (par exemple, un programme de psychogériatrie),
mais dans la plupart des CLSC, ces services sont inexistants
et on pare tant bien que mal au très urgent.
Inévitablement, dans beaucoup de cas, c'est ou bien le
retour à l'hôpital et le cycle réadmission-congé
qui s'installe ou bien l'éclatement d'une crise familiale
ou bien l'abandon de la personne malade et le début de
sa carrière d'itinérance. Pas de services psychosociaux
suffisants !
On parle ici de services psychosociaux offerts généralement
par les travailleurs sociaux. Or, les travailleurs sociaux dans
les hôpitaux psychiatriques et les départements
de psychiatrie ont présentement des charges de cas trop
lourdes, et les demandes vont en augmentant. Que se passe-t-il
? Il y a moins de lits, moins de patients dans ces lits et plus
de demandes de services psychosociaux ? Encore ici, on s'occupe
de ce qui est prioritaire et très urgent ; on n'a plus
de ressources pour les personnes présentant des problèmes
de santé mentale plus légers ou ceux affectant
les proches de ces personnes.
Que dire des services dans les organismes de la communauté
? Bien que des budgets y aient été injectés
depuis deux ou trois ans, c'est probablement trop peu trop tard,
parce que ces organismes subissent l'effet domino du réseau
(hôpital-CLSC-organisme communautaire). Les clients s'adressent
aux organismes qui leur offrent des services psychosociaux pour
lesquels ces organismes ont reçu quelque financement,
mais qu'ils ne peuvent développer ou diversifier davantage
faute de financement.
Depuis environ 1999, les organismes communautaires en santé
mentale, dont la majorité ont des diplômes universitaires,
ont de la difficulté à garder leur personnel, une
fois qu'il a été formé. Ce personnel se
dirige vers le réseau pour obtenir de meilleures conditions
de travail, ainsi qu'un meilleur salaire.
Enfin, les travailleurs sociaux sont bien placés pour
témoigner des récents constats faits par les directions
de la santé publique : augmentation très inquiétante
du nombre de suicides au Québec, taux élevé
de détresse psychologique dans la population en général,
augmentation du nombre de femmes itinérantes etc. Que
se passe-t-il ? Ce n'est certes pas un déficit d'analyse
qui est en cause. Tous constatent les mêmes problèmes,
y inclus le Ministère.4
Le Parti libéral
Dans son livre Partenaires pour la Santé 5, publié
en février 2003, le Parti libéral du Québec
nous informait que : « Un gouvernement du Parti
libéral du Québec mettra en place, dans la première
année de son premier mandat, un plan d'action intégré
d'accès aux services en santé mentale.
Ce plan d'action prévoira notamment : de favoriser
l'équité interrégionale et d'assurer une
offre de services dans toutes les régions; la réévaluation
de la règle de la sectorisation; un soutien accru aux
organismes communautaires actifs dans ce domaine d'expertise,
par exemple dans le soutien aux familles; l'établissement
de liens fonctionnels entre les médecins de première
ligne et les médecins spécialistes (psychiatres)
pour assurer la continuité du traitement et de la prise
en charge. »
Commentaires
Les 23 et 24 janvier 2003, la FFAPAMM organisait une formation
relative aux « Lignes directrices pour l'implantation
de réseaux locaux de services intégrés en
santé mentale ».
De façon générale, la FFAPAMM cautionne
le réseau de services intégrés. Les commentaires
qui en découlent sont les suivants :
1.le concept de réseau intégré :
Le modèle d'intégration choisi, à savoir
celui d'organisations indépendantes administrativement
(par opposition à une intégration verticale) se
coordonnant pour délivrer des services, est pertinent
en ce qu'il laisse la flexibilité requise au niveau local.
On ne peut qu'être favorable à l'intégration
des services et à l'établissement de réseaux
qui permettra de clarifier les rôles, intégrer de
nouveaux partenaires, assurer une meilleure circulation de l'information,
la mise en commun de l'expertise, etc..
2. Sur les services spécialisés. Ce sont les
services les plus critiques pour les personnes atteintes de maladie
mentale. Ces services sont pour le moment défaillants :
manque de psychiatres, manque de thérapeutes,.De ces services
dépendent l'accès à tous les autres (ex. :
la question du logement ou de la formation ou du loisir ne se
posera même pas si le malade est en « crise »).
N'aurait-il pas mieux valu que le ministère consolide
les services spécialisés, présentement déficients,
avant d'élargir sa stratégie par l'intégration
de d'autres services?
3. Sur l'AQPAAM. Faut-il craindre une perte d'autonomie dans
le fonctionnement de l'organisation? La véritable question
à poser ici n'est pas tellement quel organisme contrôle
quoi mais dans quelle mesure favorise-t-on la participation
des personnes et de leurs proches aux décisions les concernant ?
Les associations de parents et des proches sont mises au cur
du réseau. Ceci est défini dans la mission, et
dans le premier objectif du guide d'appui des « Lignes
directrices pour l'implantation de réseaux locaux de services
intégrés en santé mentale » qui
est ainsi énoncé : « s'assurer
de l'implantation des réseaux locaux de services intégrés
en respectant le principe de l'appropriation de leur pouvoir
individuel et collectif par les personnes utilisatrices et le
rôle d'accompagnateur des familles et des proches ».
(p.29)
Reste la question financière nécessaire pour
appuyer une telle mission. Le paragraphe sur les ressources financières
est très bref; il fait référence au financement
adéquat des groupes communautaires. On peut se poser la
question : qui décidera de l'allocation des ressources
financières ?
4.Le réseau intégré permettra à
l'AQPAMM de participer au processus de planification de l'ensemble
des services destinés aux familles et aux personnes atteintes.
L'AQPAMM élargira donc son pouvoir de décision
sur un ensemble de secteurs sur lequel elle n'avait pas prise
jusqu'ici. Non seulement l'organisation participera à
l'élaboration d'un plan d'action pour la mise en place
du réseau local mais elle aura l'occasion également
d'être associée au suivi et à l'évaluation
du processus, permettant ainsi de vérifier la continuité
des services, leur efficacité, leur accessibilité,
ainsi de suite. Cela suppose évidemment que chaque association
de parents soit impliquée dans le processus, ce que laisse
supposer le guide pour l'implantation d'un réseau local
de services intégrés en santé mentale.
CONCLUSION
Nous recommandons que l'AQPAMM appuie le document et la mise
en application des Lignes directrices pour l'implantation de
réseaux locaux de services intégrés en santé
mentale, portant attention entre autres aux points suivants :
· nécessité pour le Ministère de
la santé de renforcer les services spécialisés,
en termes d'accessibilité et de continuité des
soins psychiatriques et psycho-thérapeutiques.
· nécessité de renforcer financièrement
les associations de parents et proches des personnes atteintes,
d'autant plus que les activités de coordination vont créer
des pressions accrues sur les ressources humaines déjà
rares nécessité d'inclure les associations de parents
et les bénéficiaires au niveau de l'instance décisionnelle
chargée d'allouer les fonds. En effet, si l'on se réfère
au schéma de fonctionnement
(voir annexe « table territoriale Charlevoix
organisation des services en santé mentale sur le territoire »)
le client, la famille et les proches sont au centre du processus.
Il apparaît donc logique qu'ils soient associés
au processus décisionnel d'allocation des ressources.
En bref
Tout ceci pour arriver à dire que la FFAPAMM cautionne
le réseau de services intégrés. La plus
grande crainte est la perte d'autonomie financière de
la part des différents types de ressources et que le partenariat
devienne un piège. Le rôle et la mission des associations
seront-ils respectés ? Une autre crainte se situe aussi
à l'égard des hôpitaux qui pourraient dicter
aux services communautaires quoi faire avec le client. De prime
abord, ce réseau de services intégrés semble
être le meilleur type de fonctionnement qui puisse exister
car tout le monde collaborerait pour que le client ait le meilleur
à tous les niveaux. Mais dans les faits, qu'en serait-il
vraiment ?
Références :
1. Santé mentale au Québec, Éditoriaux.
2.GODIN, Francine, Lignes directrices pour l'implantation de
réseaux locaux de services intégrés en santé
mentale, Résumé et commentaire sur le document
effectué pour le compte de l'AQPAMM.
3. Partenaires pour la Santé, Donner des soins et des
services sociaux en tout temps partout au Québec, Parti
libéral du Québec, Presses de Vic Couleur inc.,
LaSalle, Québec, 2003, pp. 46-47.
4. Analyse de la transformation des services en santé
mentale, Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec,
pour le groupe d'appui à la transformation des services
de santé mentale, 29 juin 2000.
5. Lignes directrices pour l'implantation de réseaux locaux
de
services intégrés en santé mentale, ministère
de la Santé et des Services sociaux, Direction générale
des services à la population, avril 2002.
6. Ibid, p. 13.
Carole Damphousse
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Sommaire

- L'implantation de réseaux
locaux de services intégrés en santé mentale
- Du nouveau à l'AQPAMM
- L'AQPAMM recherche des bénévoles
- Activités à venir
- XIe colloque provincial de la
FFAPAMM
- Suggestion de livres
- Bénévole de l'année
2002
- Crise de panique il y
a de l'espoir
- Tout peut arriver n'importe
quand
- Profiter de la vie même
si tout n'est pas parfait
- Les témoignages : Un
coeur blessé renaît grâce à l'amour
- Propos de la maison Les Étapes
- Le rapport entre le diabète
et la maladie mentale
- Renouer avec la beauté
du monde
- Mot de la Présidente
2003
- Prendre soin
de soi signifie aussi parfois devoir prendre une médication.
- Clarification de propos
- Les bienfaits du bénévolat
pour la santé
- La massothérapie
Du nouveau à
l'AQPAMM
Chers parents et amis,
À l'aube du 25e anniversaire
de l'AQPAMM, je peux vous assurer que l'équipe du personnel
est toujours aussi disponible et enthousiaste à être
à votre écoute et de répondre le mieux possible
à vos besoins.
Il a été voté à l'Assemblée
générale annuelle, tenue le 17 juin 2003, qu'une
partie du nom de l'Association soit modifiée : (du
malade mental) devient «de la personne atteinte de maladie
mentale». Donc, le nouveau nom sera : Association
québécoise des parents et amis de la personne atteinte
de maladie mentale. Nous garderons la même abréviation
AQPAMM.
En septembre 2003, il y a eu l'ouverture d'un nouveau point de
service pour les groupes d'entraide. Il se tiendra une fois par
mois dans les locaux du C.L.S.C. C.H.S.L.D.dePointe-aux-Trembles/Montreal-
Est. Nous espérons rejoindre les parents et amis de l'Est
de Montréal (Mercier-Est, Anjou, Rivière des prairies
ainsi que ceux de la Rive-Nord de l'Est de Montréal tel
que Repentigny, Le Gardeur etc.)
Pour certains d'entre vous, le temps des fêtes est souvent
une période plus difficile. Ainsi, prenez le temps de
relaxer et de penser à vous. Je vous souhaite, ainsi qu'aux
membres de votre famille, un joyeux Noël et que la nouvelle
année vous apporte joie, bonheur, santé et espoir
!
Yolanda Sabetta, t.s.
Directrice générale intérimaire
L'AQPAMM recherche
des bénévoles
Le bénévolat vous intéresse ? L'AQPAMM est
toujours à la recherche de bénévoles dans
différents domaines. Sans bénévoles, l'association
ne pourrait réaliser autant d'activités qu'elle
le fait actuellement. Proposez-nous vos services. Nous en avons
grandement besoin.
Communiquez avec
l'équipe de la permanence qui saura vous guider adéquatement.
Pour ce faire composez le
524-7131
et une belle aventure
vous y attend !
Activités à venir
Nous vous présentons
un survol des activités qui pourraient avoir lieu au cours
des prochains mois. Cette liste n'est pas définitive,
ainsi les thèmes des ateliers et des conférences
pourraient être autres.
ATELIERS
22 janvier - Action autonomie
Pourquoi faut-il que toutes les demandes relatives à la
défense des droits passent par le proche atteint ? Comment
aider un proche qui n'est pas en moyen de défendre ses
droits ?
26 février
- Prévention du suicide
25 mars - Dans
quelles circonstances la famille peut-elle demander une requête
pour l'examen clinique
psychiatrique pur son proche souffrant de maladie mentale ?
22 avril - Atelier
d'artisanat centre-villeLes mécanismes qui facilitent
l'intégration sociale et professionnelle d'un proche atteint
de maladie mentale
27 mai - Découverte
de soi, paix intérieure et sérénité
SOIRÉES
CONFÉRENCES
De janvier à mai
· Intervention de crise avec l'intervention de la police,
des parents et urgence psychiatrique
· Maladie bipolaire (maniaco-dépression)
· Schizophrénie
· Différents types d'hébergement après
l'hospitalisation
· Suicide
XIe colloque
provincial de la FFAPAMM
Vivre le quotidien et
faire confiance à l'avenir ! Tel était le titre
du XIe colloque provincial de la FFAPAMM du 6 et 7 juin 2003
à Québec. En plus de présenter lors de son
Assemblée générale annuelle les orientations
et principes orienteurs de la FFAPAMM, les résultats de
la démarche entreprise auprès des régies
régionales en lien avec les RSI, l'élaboration
d'uncadre normatif, les résultats de la consultation sur
l'élaboration d'un cadre normatif et de nommer le (la)
bénévole de l'année lors d'une soirée
des plus réussie, le colloque d'une durée de deux
jours nous renseignait sur divers sujets. Encore plus important,
ce colloque a permis un temps d'arrêt pour les intervenants,
pour les familles qui se sont rencontrés lors de différents
ateliers d'information. Vaste était l'étendue des
sujets : « Quelles sont mes valeurs de vie ? », «
Comment favoriser une certaine implication sociale chez les personnes
atteintes de problèmes de santé mentale ? »,
« Les régimes de protection au quotidien »,
« Tout ce que vous voulez savoir sur la FFAPAMM »
pour en nommer que quelques-uns. Ce colloque aura permis aux
membres de différentes associations de se rencontrer,
d'établir des liens, peut-être même des partenariats
Il s'agissait d'une belle occasion de fraterniser, de s'éduquer
et de s'ouvrir à de nouveaux sujets. On ne peut que féliciter
la FFAPAMM pour cette activité d'envergure.
Carole Damphousse
Suggestion de
livres
Madame Vicky Pelletier, libraire chez Renaud-Bray nous
suggère les livres suivants :
- Amène à la réflexion
- Martel, Yann, L'histoire de Pi, Éditeur XYZ, 2003.
Entretiens sur la vie, la mort, la société et les
femmes ou les hommes :
- Paroles d'hommes, Mathias Brunet rencontre Denys Arcand,
Pierre Foglia, Richard Garneau, Emmelt Johns « Pops »,
Guy A. Lepage, Québec Amérique, 2002.
- Parole de femmes, Anne-Marie Villeneuve rencontre Diane
Dufresne, Michaelle Jean, Pauline Marois, Sur Nicole Fournier,
Louise Portal, Québec Amérique, 2002.
- Les limites ? Corneau, Guy, victime des autres, bourreau
soi-même, Les Éditions de l'Homme, 2003.
- Soi-même, Salomé, Jacques, Vivre avec soi
chaque jour de la vie, Les Éditions de l'Homme, 2003.
À
venir dans notre
prochain numéro :
- Les limites
- L'auto-massage
- Un notaire nous parle
- Un psychiatre nous parle de l'importance des familles
dans le plan de traitement
- En vacances à l'étranger avec une personne
atteinte de maladie mentale (les assurances, quoi faire en cas
de crise, les tests sanguins.)
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