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l'Association québécoise des parents et amis de la personne atteinte de maladie mentale inc. |
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GINETTE VILLENEUVE (Alias Rozon) |
Spécial 25e anniversaire
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Ginette Villeneuve est à la barre de l'association, comme présidente, depuis presque dix ans, soit un peu moins que la moitié de l'existence de notre association. Elle a toujours pris son rôle très au sérieux et s'en est toujours bien acquitté. Elle s'est beaucoup impliquée à l'Association à différents niveaux. Ginette Villeneuve s'est fait connaître, non seulement comme présidente, mais aussi par le cours qu'elle donne depuis 15 ans. Au fil des années, quelques centaines de personnes ont assisté à son cours « Pour mieux vivre avec soi-même et les autres ». Elle s'est donnée corps et âme pour aider les parents et les proches à avoir une meilleure connaissance des différentes maladies psychiatriques et donc mieux comprendre la maladie et la souffrance de leur enfant ou proche dans le but d'améliorer leur relation. Généreusement, Ginette Villeneuve a représenté l'AQPAMM lors de différents colloques, rencontres et réunions d'associations. Ginette Villeneuve est une femme dévouée, au grand cur, qui essaie toujours d'être à l'écoute des parents et des proches pour les aider à soulager leur souffrance. Au nom de tous les membres de l'association, je te remercie du fond du cur pour ton dévouement, ta générosité et ta grandeur d'âme, Yolanda Sabetta, t.s. ![]()
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En parlant de qualité de notre bulletin, je me dois également de remercier très sincèrement Pierre Jetté pour son excellent travail d'infographie. Un autre merci se doit d'être attribué à René Minot, notre réviseur bénévole, qui manie le français écrit de manière exceptionnelle.
Je remercie ces trois collaborateurs pour leur professionnalisme,
leur excellente collaboration et leur bonne humeur, malgré
le travail souvent effectué sous pression. Vous êtes
une équipe du tonnerre avec qui c'est un plaisir de travailler.
En terminant, j'aimerais également remercier Chantal Grondin
pour sa précieuse collaboration toujours aussi méthodique.
Elle a grandement contribué à ce bulletin en sélectionnant
des articles déjà publiés dans des bulletins
antérieurs que nous publions de nouveau dans ce numéro
souvenir.
Encore une fois, un très grand merci à tous,
Yolanda Sabetta, t.s.
Directrice intérimaire
Félicitations à l'Association québécoise des parents et amis de la personne atteinte de maladie mentale (AQPAMM) qui fête 25 années exceptionnelles consacrées à sensibiliser les gens aux maladies mentales et à apporter un soutien aux personnes atteintes de maladie mentale et à leurs familles.
En général, ce sont les familles qui prennent soin des personnes souffrant de maladie mentale, mais elles doivent souvent se heurter à la stigmatisation qui s'attache aux êtres qui leur sont chers. La stigmatisation qui résulte de la maladie mentale limite l'accès aux ressources et aux possibilités d'emploi et peut même affecter l'amour-propre et entraîner le désespoir et la solitude. Si le public est bien informé sur la maladie mentale et qu'il apporte son soutien aux personnes qui en sont atteintes, cela favorisera leur rétablissement étant donné que la sensibilisation du public permettra de reconnaître les signes et les symptômes de la maladie et incitera les patients à consulter un médecin qui pourra instaurer un traitement précoce. C'est grâce aux efforts inlassables d'une association comme l'AQPAMM que nous pouvons modifier l'attitude des gens face à la maladie mentale.
Les groupes comme l'AQPAMM peuvent fournir un soutien social et émotif aux familles de personnes affligées d'une maladie mentale, mais ils peuvent aussi les aider à faire face à la maladie de leur proche et leur donner des raisons d'espérer. Le service des Relations communautaires de Janssen-Ortho est fier d'entretenir des relations avec l'AQPAMM et nous sommes heureux à l'idée de continuer notre partenariat.
Félicitations encore une fois à tous les membres du personnel, aux bénévoles pour leurs efforts inlassables et à tous les membres de l'AQPAMM pour leurs 25 ans de dévouement dans la province du Québec. Vos amis de Janssen-Ortho vous souhaitent 25 autres années exceptionnelles.
Isabelle-Anne Mimeault
Chef Relations communautaires
Québec et Nouveau Brunswick
JANSSEN-ORTHO
Philippe-Louis
Bourque est un nom très connu à l'AQPAMM lorsque
l'on parle de bénévolat En effet, Philippe-Louis,
est un de nos bénévoles les plus assidu et apprécié.
À vrai dire, c'est le bénévole que nous
connaissons de plus longue date, soit depuis près de vingt
ans. Au cours des années, il a toujours su apporter support
et soutien à la permanence pour toutes les activités.
Il est toujours présent dès que nous lui demandons
un service, par exemple, pour préparer les envois postaux,
organiser les salles de conférence, faire du ménage,
etc. Il est notre homme à tout faire qui nous rend de
très précieux services.
Philippe-Louis nous te remercions très sincèrement
pour tes excellents services. Tu es indispensable pour l'association
!
Notons que Philippe-Louis a siégé au conseil d'administration
de l'association pendant un an.
Philippe-Louis écrivait un article dans le bulletin au
printemps 1991, qui évoque un long itinéraire pour
aboutir en psychiatrie.
Yolanda Sabetta, t.s.
Suite à
des états de faiblesses sporadiques qui me semblaient
dues à une baisse de glycémie ou à une exposition
prolongée à des produits volatils utilisés
pour la construction, je subis un examen médical sommaire
à l'urgence de l'hôpital Y. Durant les deux heures
d'attente précédant l'examen, mes symptômes
s'atténuent et je développe une très mauvaise
impression de la gestion de l'urgence et de la perspicacité
du corps médical qui, en terminant, me conseilla de voir
un omnipraticien de mon choix. Je prends donc un rendez-vous
pour une consultation. Ce nouveau médecin dit qu'il me
croit du type asthénique et me parle d'alimentation et
d'exercices. De plus, il me suggère un examen pulmonaire
croyant mes malaises de type allergique. Résultat négatif.
Plus tard, les mêmes symptômes reviennent, je suis
toujours dans le même état de stress.
Je poursuis une idée de cinéma qui m'intéresse
au plus haut point et qui me fait entreprendre de nombreux investissements
de nature financière et physique. Cette équipée
m'occasionne de nombreuses aventures qui taxent ma résistance
et qui précipitent le dénouement dramatique qui
va suivre. Économisant les bouts de chandelle, afin de
poursuivre mon idée créatrice, j'en étais
arrivé à épargner le coût d'un billet
d'autobus m'obligeant ainsi à la marche sur des distances
pouvant couvrir aisément le parcours Montréal-Joliette.
Mon cerveau n'en faisait qu'à sa tête le corps lui
avait son idée propre. Je le constatai bientôt de
façon saisissante.
Pris de faiblesse soudaine, dans une situation où aucun
élément toxique ne put être mis en cause,
je crus à une crise cardiaque foudroyante. Une demi-heure
après m'être allongé, je réussis à
réunir suffisamment de force pour me diriger à
nouveau vers l'urgence de l'hôpital où je demande
alors un contrôle de glycémie. Cette piste est négative
mais le médecin a son idée et m'interroge sur mes
perceptions (hallucinations auditives, hallucinations visuelles)
et sur mes dépenses monétaires. Étonné,
je réponds que j'ignore ce qu'est une hallucination mais
que j'ai dépensé toutes mes épargnes à
l'achat de modèles réduits d'avion en plastique.
Le visage du médecin s'illumine d'un sourire ravi. Après
un conciliabule avec d'autres médecins, on me rassure
en me suggérant de poursuivre l'investigation avec un
médecin de mon choix. J'en suis quitte pour raconter toute
cette histoire chez un nouveau médecin dans un CLSC cette
fois. Il est d'avis que mon problème est de nature épileptique
et me réfère à un neurologue. Avec un rendez-vous
en poche chez le spécialiste, j'attends chez moi mais
les perceptions que j'éprouve deviennent de plus en plus
bizarres et je me rends chez le neurologue beaucoup plus tôt
que le rendez-vous l'indique. Je lui rends grâce de m'avoir
ausculté en fin de journée, après ses autres
patients. Immédiatement après l'audition de compte-rendu,
il me remet le nom et le numéro de téléphone
du spécialiste en urgence psychiatrique de l'hôpital
Y et m'ordonne de m'y rendre le plus tôt possible le lendemain
matin. Je l'ai fait et je m'en porte beaucoup mieux depuis.
Philippe-Louis Bourque
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