Publication de l'Association québécoise des parents et amis de la personne atteinte de maladie mentale
No 25, été 2004

PrRISPERDAL* M-TAB*

En été 2003, Janssen-Ortho a lancé PrRISPERDAL* M-TAB*, un comprimé à dissolution rapide de RISPERDAL* (rispéridone). RISPERDAL* est indiqué pour le traitement aigu et le traitement d'entretien de la schizophrénie et des troubles psychotiques apparentés. Des essais cliniques contrôlés ont démontré que RISPERDAL* améliorait à la fois les symptômes positifs et les symptômes négatifs de la schizophrénie. Dans les cas de démence grave, RISPERDAL* peut être utile pour le traitement symptomatique à court terme des comportements inappropriés liés à l'agressivité et/ou à la psychose.
Le comprimé M-TAB* est petit et se dissout rapidement dans la bouche du patient. Cette nouvelle formulation contient le même ingrédient actif que RISPERDAL* dont il partage les profils d'efficacité, d'innocuité et de tolérabilité. PAR CONTRE, avec cette nouvelle formulation, le patient n'est pas obligé d'avaler le comprimé, ce qui facilite la prise du médicament.


Cette nouvelle formulation peut être bénéfique pour les patients qui ne peuvent pas ou qui ne veulent pas avaler une pilule, y compris :
- Les patients ayant de la difficulté à déglutir (p. ex. les patients âgés atteints de schizophrénie ou de démence)
- Les patients se présentant en situation de crise (p. ex. au service d'urgence, en unité d'hospitalisation, en établissement correctionnel)
- Patients qui cachent leurs médicaments (dans la bouche) ou les crachent.
- Il y a d'autres avantages pour ces patients :
- Une saveur de menthe agréable
- Un comprimé qui se dissout dans la bouche en quelques secondes

Facile à avaler
- L'avantage de prendre le médicament sans avoir besoin d'eau
- Moins désagréable que les injections
- M-TAB* a aussi des avantages pour les dispensateurs de soins de santé :
- Ni mélange, ni mesure, ni boisson nécessaires
- Options posologiques souples.
- Pas de comprimé recraché, donc meilleure observance.
- Bioéquivalence avec les comprimés RISPERDAL*.


RISPERDAL* M-TAB* offre l'efficacité réputée sûre de RISPERDAL* en une formulation à dissolution rapide qui rend les comprimés classiques désuets. Pour obtenir plus de renseignements sur RISPERDAL* M-TAB*, veuillez communiquer avec votre dispensateur de soins de santé.


*Tous droits afférents à une marque de commerce sont utilisés en vertu d'une licence RILL041030FA


 25 ans de promotion et de prévention en santé mentale

À chaque année, lors de la Semaine nationale de la santé mentale, l'ACSM propose un temps de sensibilisation et de réflexion dans le cadre d'un colloque organisé en collaboration avec la Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal (Certificat en santé mentale) et l'Agence de développement de réseaux de services de santé et de services sociaux de Montréal.
Le jeudi 6 mai 2004, l'Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), filiale de Montréal, présentait son colloque annuel sous le thème « 25 ans de promotion et de prévention en santé mentale ». La brochure qui a été transmise lors du colloque explique le contexte de ce dernier en ces termes : « Dans une société où prime le culte de l'urgence, courir après le temps, vouloir le dominer et le rentabiliser en le gérant efficacement. Il est interdit désormais de perdre son temps.car il est de plus en plus rare et précieux. L'éphémérité est partout et en tout. L'éphémérité des choses et des liens se conjuguent au présent. On nous martèle qu'il faut être de son temps mais le temps ne nous laisse pas vivre ! Dans cette fuite vers l'avant, l'autre n'a plus de place. On n'a plus le temps de l'écouter et de l'accueillir; il devient un dérangement. On a de moins en moins d'espace pour des échanges nous permettant de construire tous ces liens qui nous constituent comme être-ensemble. Avons-nous besoin de nous rappeler qu'au-delà des contraintes de nos agendas, il y a des êtres humains; que derrière les
progrès technologiques et l'avancement de la science, il y a des hommes et des femmes formant une commune humanité ?
Si la rencontre de l'autre est au cur de l'intervention, comment la conjuguer à une logique du temps peu propice à l'émergence de nouvelles solidarités ?
Ce colloque invite donc à prendre le temps ensemble, en toute convivialité, de retrouver notre commune humanité ».
Des conférenciers reconnus ont su transmettre des informations qui ont mené à la réflexion sur différents sujets tels : Nouvelle technologie : nouvelle humanité ? Maintenir notre humanité dans un contexte d'intervention en profond changement;
Érosion de la communauté : vers la créations de nouvelles appartenances; Émergence de nouvelles solidarités ; Partage de points de vue. Merci à l'ACSM, aux conférenciers et aux participants


Carole Damphousse


Témoignage

Les familles crient « Au secours ! »
Faits vécus en 1997-1998

À l'aube de sa majorité, après lui avoir consacré tant d'énergie, de temps et d'amour, nous devons conduire notre fils à l'hôpital psychiatrique.
Ce soir-là, je pleure sur son sort. Si j'avais su ce que l'avenir nous réservait, j'aurais pleuré toute la nuit.
À l'hôpital, on nous déconseille de le voir les trois jours qui suivent son admission, même le jour de Noël. Quand enfin une personne réellement humaine nous ouvre la porte de sa chambre d'isolement, nous le trouvons attaché, désespéré, pensant que nous l'avions abandonné. En proie à la paranoïa, il refuse ses médicaments, l'eau et la nourriture de l'hôpital. Les infirmières lui injectent des médicaments inconnus aux noms bizarres. Sa psychiatre nous parle d'électrochocs...
Après un mois d'isolement et de contentions, petit à petit, il s'adapte à la vie dans un hôpital. Il réapprend à manger, à se laver, à parler avec les autres. Il recommence à sourire; il revit.
Le jour du congé définitif approche. Nous le sentons encore trop fragile. En sa présence, son père doit insister fortement auprès du psychiatre pour prolonger son séjour.
La sortie de l'hôpital arrive enfin. Nous sentons qu'une lourde tâche nous attend. Serons-nous à la hauteur, munis simplement de la prescription du psychiatre et du numéro de téléphone de la clinique externe ?
Tout à fait par hasard, six mois plus tard, nous découvrons avec bonheur qu'il existe des organismes qui donnent du support les «aidants naturels». L'Étançon, puis l'AQPAMM nous accueillent, simplement; on nous y écoute, on nous renseigne. Le cauchemar n'est pas terminé, mais nous pouvons enfin le raconter à quelqu'un qui comprend, à quelqu'un qui sait.


Monique


XIIe colloque provincial de la FFAPAMM ­
11 et 12 juin 2004 à Québec

Vivre nos passions pour mieux composer avec la vie ! : tel était le sujet que l'on avait choisi pour le XIIe colloque provincial de la FFAPAMM qui avait lieu les 11 et 12 juin 2004 à Québec. Lors de l'Assemblée générale annuelle les orientations et les principes orienteurs de la FFPAMM ont été présentés. Le ministre de la santé et des affaires sociales, monsieur Philippe Couillard, est venu nous faire une allocution remplie d'espoir en annonçant des sommes d'argent et des mesures prévues par le gouvernement pour venir en aide aux familles. Lors d'une soirée des plus réussies, le (la) bénévole de l'année a été identifié( e ) parmi les candidatures reçues de toutes les associations faisant partie de la FFAPAMM. En ce qui concerne l'AQPAMM, nous avons présenté la candidature de madame Pierrette Picard.
Le Colloque est un moment privilégié pour connaître des personnes d'autres associations et pour constater que, peu importe la région d'où nous provenons, les difficultés se ressemblent beaucoup. Il s'agit là également d'un beau moment pour fraterniser et pour établir de nouveaux liens. De plus, il s'agit d'une occasion de s'ouvrir à de nouveaux sujets par le biais des ateliers qui sont présentés, tels que « Maladies mentales : les différentes approches thérapeutiques », « La Loi 25 dans le quotidien des associations »,
« L'impact du sommeil sur la santé mentale », « Les recherches récentes sur les maladies mentales » , et bien d'autres sujets.
Pour clore le Colloque, le comédien, monsieur Marcel Leboeuf, est venu partager avec nous ses passions. Ce fut un moment précieux rempli d'émotions. Monsieur Leboeuf est un conférencier hors pair qui sait nous transporter par ses passions.
Merci et félicitations à la FFAPAMM pour cette activité d'envergure.


Carole Damphousse

 

 Voyages et maladies mentales

Tahiti, Fidji, Italie, Angleterre ces pays vous font rêver. Dès que vous quittez le Canada pour un autre pays, un petit incident ou maladie peuvent vous ruiner. Que faut-il savoir pour éviter que votre voyage tourne au cauchemar?
Dans la brochure de la Régie de l'assurance maladie du Québec intitulée : Services de santé assurés hors du Québec, nous pouvons lire ceci « Seuls les frais liés aux services hospitaliers reçus en cas d'urgence à la suite d'une maladie soudaine ou d'un accident seront remboursés jusqu'à concurrence de 100$CA par jour d'hospitalisation, incluant la chirurgie d'un jour. »
Exemple : Si une hospitalisation vous coûte 18,000$ en Floride, la Régie rembourse 1000$ donc vous devez payer la différence soit 17,000$.
Vous pensez alors vous tourner vers une police d'assurance privée. Celle-ci présente des exclusions telles les maladies mentales, pulmonaires, cardiaques etc déjà existantes. Si une affection se stabilise (la maladie est stable depuis 90 jours, que la médication n'a pas été modifié ou arrêté et que la personne n'a pas consulté de médecin pour cette problématique ou annulé un rendez-vous) il devient alors possible de s'assurer. Un accident est si vite arrivé qu'il s'avère important d'acheter une assurance même si vous quittez le pays pour une seule journée.
Pour joindre la Régie de l'assurance maladie du Québec
ou www.ramq.gouv.qc.ca


Diane Tardif B.Sex


 
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 AQPAMM - 25 ans de service aux familles