
De gauche à droite : Claude Vallière, Christiane
Jalbert,
Yolanda Sabetta, Ginette Comtois et Dr Luc Nicole.
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Commandité par Janssen-Ortho, avait lieu le 23
novembre 2004 une conférence au Nouvel Hôtel, à
Montréal. Le sujet de la conférence était
« Psychose, traitement, réadaptation et services. »
Les conférenciers invités étaient Dr Luc
Nicole, psychiatre; Ginette Comtois, pyschologue; Christiane
Jalbert, travailleuse sociale; Stéphane Rivard, ergothérapeute;
Claude Vallières, éducateur spécialisé;
Équipe de la Clinique jeunes adultes de l'Hôpital
Louis-H. Lafontaine.
Cette conférence a vu le jour après que Madame
Yolanda Sabetta de l'AQPAMM en soumette l'idée à
Madame Isabelle-Anne Mimeault, Chef relations communautaires
Québec et Nouveau Brunswick chez Janssen-Ortho. Janssen-Ortho
a accepté de financer l'activité. La conférence
aurait dû avoir lieu dans la deuxième semaine d'octobre
pour souligner la semaine de sensibilisation à la maladie
mentale.
La conférence a été organisée par
les associations de parents et amis de la personne atteinte de
maladie mentale du grand Montréal en colla|boration avec
Jansen-Ortho. Ces associations sont : Association québécoise
des parents et amis de la personne atteinte de maladie mentale;
AMI-Québec, Alliance for the mentally ill; Association
de parents pour la santé mentale de Saint-Laurent-Bordeaux-
Cartierville; La Parentrie; Association des parents et amis du
bien-être mental du Sud-Ouest de Montréal; Les amis
de la santé mentale-banlieue ouest/Friends for Mental
Health; Société québécoise de la
schizophrénie.
L'équipe de la Clinique jeunes adultes de l'Hôpital
Louis-H. Lafontaine, appuyé par le document : « La
Clinique Jeunes Adultes: 16 ans d'expérience multidisciplinaire
auprès des jeunes atteints de psychose», a présenté
son fonctionnement.
Le Dr Nicole a d'abord présenté l'évolution
du traitement de la schizophrénie, en faisant ressortir
qu'il est primordial d'agir tôt alors qu'il nous disait
que : « D'une position où nous évitions
de diagnostiquer la maladie, nous devons en arriver à
le faire le plus tôt possible afin de fournir les traitements
optimaux le plus rapidement au patient et à sa famille,
minimisant ainsi les conséquences psychosociales et possiblement
biologiques. »
Par la suite, on nous a présenté les critères
d'admission à la Clinique des jeunes. On apprenait que
ce ne sont pas tous les jeunes qui y ont accès. Seuls
ceux qui y sont référés par leur psychiatre
y ont accès. Il va de soi qu'ils doivent faire partie
du secteur de Louis-H. Lafontaine. Des services du même
genre sont transmis dans certains autres hospitaliers métropolitains.
Les autres intervenants de la Clinique des Jeunes adultes sont
venus expliquer leurs rôles, les nouveaux médicaments
antipsychotiques qui ont beaucoup moins d'effets secondaires
et donc qui entravent moins le fonctionnement de la personne,
l'évolution des modèles de thérapies, la
réadaptation, des besoins des familles, etc.
On note une évolution dans les approches et les traitements;
on note également un intérêt plus marqué
face au rôle des familles. Fait à noter, le portrait
des familles a changé. On parle maintenant de hausse des
familles divorcées et recomposées; d'une variété
de cultures, d'ethnie et de jeunes parents atteints de maladies
mentales.
Les personnes qui ont participé à cette conférence
ont eu l'occasion de poser de nombreuses questions aux intervenants,
ce qui a été d'un grand bénéfice
pour tous. Le nombre de participants atteignait plus de 200 personnes.
Ce fut un très grand succès.
Carole Damphousse
L'approche
biopsychosociale de la
maladie mentale vue par un psychiatre
Pierre Lalonde
Médecin psychiatre à la clinique jeunes adultes
de l'Hôpital Louis-Hyppolite-Lafontaine
Depuis des millions d'années, le cerveau humain s'est
développé en se modelant selon l'expérience
de tous les humains qui ont eu à réagir avec leur
environnement. Le cerveau est maintenant devenu un organe nous
permettant d'analyser avec subtilité des informations,
des stimuli; de ressentir des émotions: compassion, amour,
colère, tristesse, désespoir; d'émettre
des réponses, de poser des actions: parler, affronter,
fuir et même penser à se suicider.
Aujourd'hui, nous savons que le cerveau d'un nouveau-né
n'est pas comme un ordinateur qu'on branche et qui se met à
fonctionner. C'est cent milliards de cellules malléables
dont les interconnexions vont se faire, se défaire, se
renforcer, disparaître selon les interactions avec l'environnement.
Et ce développement continue pour toute la vie. Le fonctionnement
psychique (psycho) et les réactions émotives se
programment graduellement dans le cerveau (bio) selon les interactions
qui surviennent avec l'entourage (social). Il n'est pas surprenant
que des dysfonctionnements puissent survenir dans ce processus
complexe.
La maladie mentale
On divisait autrefois la maladie mentale en deux catégories:
soit une défectuosité primaire de l'appareil (le
cerveau), comme dans la déficience intellectuelle, l'autisme,
la maladie d'Alzheimer, etc. soit un dysfonctionnement du cerveau
secondaire à une perturbation causée par l'entourage
comme dans la schizophrénie, la dépression, les
troubles anxieux, le stress post traumatique, etc.
On sait aujourd'hui, que toutes ces maladies mentales sont plutôt
reliées à une perturbation d'une interaction circulaire:
un cerveau (bio) plus vulnérable est plus facilement affecté
(psycho) par l'entourage (social).
Et l'intervention
Les psys essayent surtout d'améliorer ce qui se passe
dans le cerveau de la personne par des médicaments et/ou
des psychothérapies. Mais ils ont peu de moyens d'agir
sur les événements environnants. Ce sont plutôt
les environnementalistes, les sociologues, les politiciens, etc.
qui vont essayer d'atténuer les irritants qui peuvent
perturber l'individu.
Dans l'intérêt d'une intervention humaniste et réaliste,
il est souhaitable que les intervenants puisent intégrer
une compréhension bio-psycho-sociale de l'humain. Le soutien
qu'on offre à une personne en détresse découle
en fait de méthodes thérapeutiques qui ont été
validées par des chercheurs.
Et l'intervention thérapeutique se fonde sur une causalité
circulaire qui permet une meilleure perception de la complexité
du fonctionnement humain. On peut ainsi saisir aisément
les interactions des processus biologiques avec les fonctionnements
affectifs et cognitifs. On peut aussi mieux comprendre pourquoi
diverses thérapies produisent toutes des effets observables,
car la modification d'un élément du système
se répercute sur les autres: les médicaments modifient
la biologie la psychanalyse fait revivre les émotions
dans le transfert la thérapie comportementale modifie
le comportement l'approche cognitive corrige les cognitions erronées
Note
Voir le chapitre 1 " Psychiatrie bio-psycho-sociale "
dans LALONDE P., AUBUT J., GRUNBERG F., Psychiatrie clinique:
approche bio-psycho-sociale - 3 édition - 832 pages, Montréal
- Gaëtan Morin éditeur (1999)
Tiré de : La revue le Vis-à-vie, vol. 9
nº 3, 1999
Site Internet : http://www.cam.org/~aqs/docs/vav/v09/v09n3-02.html
Association québécoise de la prévention
du suicide
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Trop de pression
au bureau ?
Mise à
jour le mardi 26 octobre 2004 à 16 h 52
Si le stress au travail augmente votre tension artérielle
et vos risques de subir une crise cardiaque ou un AVC, deux études
canadiennes montrent qu'il existe des moyens d'en diminuer les
effets.
Une première recherche, réalisée à
l'hôpital Sunnybrook and Women's College, à Toronto,
montre qu'une vie de couple harmonieuse peut aider les travailleurs
à supporter la pression au travail. À l'inverse,
s'ils ont une relation stressante à la maison, cela va
plutôt aggraver leur hypertension.
Ainsi, les chercheurs estiment que les gens qui subissent un
stress élevé au travail devraient solliciter plus
d'appui à la maison pour équilibrer leur vie. Quant
aux gens qui vivent des relations tendues à la maison,
ils devraient chercher à avoir une vie au travail qui
leur soit d'un plus grand soutien.
De
l'importance de son
milieu de travail
Les résultats
d'une seconde étude, menée à l'Université
Laval, à Québec, soutiennent que la solidarité
entre travailleurs peut aussi aider à contrer certains
effets du stress. Ainsi, les gens ayant moins de soutien de la
part de leurs collègues sont plus
susceptibles de développer de l'hypertension à
cause de leurs tâches.
Les résultats de ces recherches ont été
présentés par la Fondation des maladies du coeur
du Canada lors du Congrès canadien sur la santé
cardiovasculaire.
Plus d'un adulte canadien sur cinq souffre d'hypertension. La
moitié
des Canadiens auront développé de l'hypertension
à l'âge de 65 ans.
Des textes que vous pouvez lire sur la zone nouvelle scientifique
de Radio-Canada
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