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Information
L'information présenté dans cette section provient du guide "La maladie mentale : Un guide régional destiné aux familles" conçu par AMI-Québec et l'agence de réinsertion communautaire (Projet ARC Inc.)Pour les besoins de ce site, certaines modifications mineures y furent apportées.Nous tenons à remercier les auteurs de ce guide de nous avoir permis l'utilisation de ces textes.
Centres de crise
Conseils pratiques
Quelques conseils qui suivent pourront vous aider
Vos médicaments et votre poids
Droits de la famille
Maladie mentale
Grands types de maladie mentale
Les centres de crise sont des organismes qui tentent d'éviter l'hopitalisation à la personne en crise. Ils offrent, dans la plupart des cas, une évaluation, une intervention individuelle, une aide téléphonique, de l'hébergement à court terme et un suivi à la crise. Certains disposent même d'une équipe volante qui peut se rendre sur les lieux de la crise.
Il est à noter qu'il est préférable que ce soit la personne en crise qui décide elle-même d'avoir recours aux services de ces centres.
Ces ressources désservent un territoire précis. Pour plus de renseignements, contactez le centre de crise de votre secteur:
- Centre-Est : Centre de crise Le Transit : 282-7753
- Centre-Ouest : Centre de crise TRACOM : 483-3033
- Est : Centre de crise l'Entremise : 351-9592
- Nord : Association Iris : 388-9233
- Ouest : Services d'intervention psychosociale (W.I.) : 684-6160
- Sud-Ouest : Centre l'Autre Maison : 768-7225
- Laval : Association Iris : 662-6211
Nous espérons que les quelques suggestions qui suivent, proposées par NAMI, l'Alliance nationale américaine des malades mentaux, sauront vous aider lors de la période suivant une hospitalisation.
Tentez d'élaborer un plan défini avec l'aide du thérapeute ou de l'équipe de soins alors que le patient se sent bien. Si possible, essayez d'examiner quels événements ont entraîné l'hospitalisation et élaborez un plan d'action à suivre si des symptômes graves réapparaissaient.
Apprenez à reconnaître les symptômes de rechute, par exemple des troubles du sommeil, un changement dans les habitudes alimentaires, un repli soudain, etc. Une visite chez le psychiatre peut éviter une rechute totale, surtout dans le cas d'un dosage de médicaments à réajuster.
Prévoyez les situations embarrassantes. Si vous savez que quelqu'un ne comprend pas les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez, ne l'invitez pas à souper si votre proche est présent.
N'acceptez pas d'interrompre la prise des médicaments parce que le malade se dit "guéri" ou parce qu'il dit qu'ils "le rendent malade". Le médecin traitant prendra ces décisions lui-même au moment opportun.
Évitez de dorloter le malade. Etablissez des règles de conduite et une vie structurée et veillez à ce qu'on les respecte. Si ceci vous semble difficile, demandez au médecin ou à un intervenant de vous aider à le faire.
Ne suggérez pas au malade de "se reprendre en main". S'il en était capable, il le ferait. Le fait de ne pas pouvoir le faire vient en partie de la maladie qui l'afflige. Souvenez-vous que sa souffrance et sa détresse sont de beaucoup plus grandes que la vôtre.
Ne vous attendez pas à pouvoir corriger d'emblée tous les comportements. Concentrez-vous sur ce qu'on a accompli et non sur ce qu'on n'a pas encore réussi.
A l'occasion, la personne atteinte de maladie mentale peut souffrir de perte de mémoire ou d'un manque de concentration. Ceci est frustrant et inquiétant. Ne demandez pas à la personne atteinte d'essayer de se concentrer davantage; répétez seulement l'information sans reproche.
Ne succombez pas aux idées délirantes. Le malade mental doit pouvoir se fier sur quelqu'un qui soit objectif et réaliste devant ce qui se passe. N'essayez pas de donner la réplique à de tels propos ou de tenter de faire comprendre au malade le manque de logique dans ses pensées.
Votre proche peut avoir des hallucinations, c'est-à-dire voir, sentir, entendre ou percevoir des choses invisibles. Soyez honnête. Acceptez le fait que ceci fait partie de sa maladie. S'il vous le demande, dites-lui simplement que, non, vous ne les percevez pas. Parlez au psychiatre de ces hallucinations.
La personne atteinte de maladie mentale peut trouver les communications à fort caractère émotionnel trop stressantes. N'exprimez pas vos émotions, et surtout vos critiques, trop ouvertement. Les recherches démontrent que le cas contraire entraîne trop souvent des effondrements psychotiques et des hospitalisations.
Prenez soin de vous vous aussi êtes concerné
Les proches de la personne atteinte de maladie mentale peuvent devenir tellement accaparés et même accablés par les soins exigés que leur vie personnelle peut en venir à se détériorer.
Le fait de réaliser que la personne est malade ne suffit pas toujours à faire accepter la peine, la colère, la frustration ou la consternation qui frappent les parents et amis.
Les membres de la famille, malgré le fait qu'ils n'aient pas causé la maladie, souffrent souvent d'un sentiment de culpabilité. Or la maladie mentale est un mal dont personne n'est responsable.
Les quelques conseils qui suivent pourront vous aider
- Évitez de vous blâmer et de vous culpabiliser.
- Procurez-vous le soutien, la compréhension et l'aide dont vous avez besoin. Ménagez votre santé et vos forces car c'est vous qui devrez vous occuper du malade.
- N'abandonnez pas vos autres activités. Laissez-vous du temps à vous. Faites du sport. Profitez de la vie!
- Partir en week-end peut être tout indiqué! Des soins de répit sont disponibles.
- Rappelez-vous que les autres membres de votre famille sont aussi touchés et qu'ils ont tout autant de mal que vous à faire face aux sentiments de culpabilité et de découragement.
- Parlez-en avec ceux-ci, communiquez vos émotions.
- Renseignez-vous sur la maladie et faites profiter tous les membres de la famille de cette information.
- C'est lorsque tout va bien qu'il vous faut trouver quelles sont les ressources dont vous aurez besoin en cas d'urgence. N'attendez pas qu'une crise survienne pour agir.
- Ne négligez pas les autres membres de votre famille.
- N'ayez pas peur, ou honte, d'admettre qu'un membre de votre famille est affligé d'une maladie mentale. Cela représente la première étape de la lutte contre les préjugés qui marquent les malades mentaux.
- Pensez à devenir membre d'AMI-Québec, le groupe d'entraide pour les familles. Vous avez besoin du soutien de d'autres personnes qui comprennent vraiment l'épreuve que vous traversez, même s'il est naturel que vous préfériez vous isoler. Les frères et soeurs et enfants adultes du malade se retrouvent dans leur propre groupe et cela leur est très bénéfique.
Vous n'êtes pas seul!
Vos médicaments et votre poids
Prévention et maîtrise des problèmes de poids causés par les médicaments antipsychotiques
Dr. Roger McIntyreIntroduction
Au cours des dernières années, de nouveaux médicaments antipsychotiques, tels que la rispéridone (Risperdal), l'olanzapine (Zyprexa) et la quétiapine (Seroquel), ont été mis au point dans le but de maîtriser des symptômes, comme les hallucinations et les idées délirantes, qui perturbent la vie des personnes atteintes de schizophrénie, ainsi que d'autres troubles psychotiques ou de l'humeur. Tout médicament peut entraîner des effets secondaires; cependant, les nouveaux agents ne comportent qu'un risque très faible d'effets secondaires désagréables comme la rigidité et l'agitation, effets secondaires qu'on observe souvent avec les médicaments plus anciens comme l'halopéridol (Haldol). Les nouveaux agents peuvent toutefois stimuler l'appétit et causer un gain de poids considérable. Le présent article traite du gain de poids causé par votre médicament antipsychotique, ainsi que de la manière de le maîtriser tout en bénéficiant du médicament.
Le gain de poids - Pourquoi est-il important?
Les personnes obèses courent un risque plus élevé de maladies cardiaques, d'hypertension, d'arthrose (détérioration plus rapide des articulations), de troubles de la vésicule biliaire, de certains types de cancers et de diabète (taux élevé de sucre dans le sang). Plus l'obésité est importante, plus les risques sont élevés.
Le diabète est une maladie grave qui peut entraîner la cécité et des maladies du cúur et des reins. Maîtriser le diabète signifie souvent un traitement à vie et des restrictions alimentaires importantes. Malheureusement, les personnes atteintes de schizophrénie, qu'elles soient obèses ou non, courent déjà un risque plus élevé de contracter cette affection (et l'obésité ne fait qu'aggraver ce risque). Dans certains cas, les personnes qui ont pris l'un des nouveaux médicaments antipsychotiques ont pris du poids et ont par la suite souffert du diabète.
Il n'existe pas de preuves que ces médicaments causent effectivement le diabète, mais de nouvelles études semblent indiquer que certains antipsychotiques pourraient être en cause dans l'apparition du diabète. Dans le cadre de l'une de ces études, on a estimé que le taux de diabète chez les personnes qui prenaient des médicaments comme la clozapine (Clozaril) et l'olanzapine (Zyprexa) était plus élevé que chez celles qui prenaient de la rispéridone (Risperdal) .
On sait aussi que le gain de poids peut augmenter les taux de cholestérol et de graisses. Les triglycérides sont une forme de graisses qui peuvent faire augmenter le risque de maladie cardiaque si leur taux n'est pas maîtrisé. Le gain pondéral associé à certains de ces nouveaux antipsychotiques pourrait représenter un facteur de risque de maladie cardiaque. Malheureusement, une fois les kilos pris, il est difficile de les perdre.
Est-ce que tout le monde prend systématiquement du poids
avec ces médicaments?
Chaque personne présente un risque différent pour ce qui est de prendre du poids avec ces médicaments. Mais, il faut le dire, les antipsychotiques peuvent stimuler l'appétit et le gain de poids est un risque très présent pour un grand nombre de personnes qui prennent ce genre de médicaments, surtout celles qui ne mènent pas une vie très active.
Par ailleurs, le potentiel de gain de poids varie selon les antipsychotiques. Au cours d'une étude de grande envergure , on a observé des différences marquées entre certains de ces agents antipsychotiques, notamment la clozapine, l'olanzapine, la rispéridone et l'halopéridol. Parmi ces antipsychotiques, la clozapine et l'olanzapine sont les agents qui ont entraîné le plus de gain de poids par rapport aux autres médicaments comme la rispéridone et certains autres agents plus anciens. Bien sûr, il faut souligner le fait que chaque patient est différent et que tous ne réagissent pas de la même façon à un médicament donné.
Comment peut-on prévenir le gain de poids?
Votre médecin pourra vérifier votre poids et votre tour de taille (et peut-être aussi votre tension artérielle et votre taux de sucre dans le sang), particulièrement avant de commencer le traitement. Assurez-vous de lui signaler tout gain de poids important (par exemple, si vous avez pris plus de 3 kg [environ 7 livres] en un mois).
Un bon régime alimentaire et des exercices physiques réguliers (comme une marche rapide) pourraient prévenir le gain de poids. Les exercices physiques diminuent le risque d'hypertension, de maladie cardiaque et de diabète, même si votre poids ne change pas tellement. Votre médecin ou diététiste pourra vous donner quelques conseils sur le régime alimentaire et les exercices physiques.
Votre médecin peut aussi s'assurer que le médicament choisi vous convient. Chaque médicament peut causer un gain de poids plus ou moins élevé; par conséquent, un bon choix au départ pourrait prévenir certains problèmes plus tard.
Que peut-on faire d'autre?
Un bon régime alimentaire et des exercices physiques réguliers restent importants. Si le gain de poids représente le principal problème causé par le médicament que vous prenez, parlez-en à votre médecin; il pourra peut-être vous faire passer à un autre antipsychotique qui procure le même effet mais cause moins de gain de poids. Mais vous ne devriez jamais arrêter tout simplement de prendre votre médicament; vos symptômes pourraient réapparaître. Les médicaments d'amaigrissement conviennent peut-être à certaines personnes mais beaucoup sont inefficaces. Par ailleurs, ils présentent eux-mêmes des effets secondaires graves et pourraient avoir une interaction imprévisible avec votre médicament antipsychotique (en neutralisant par exemple ses effets bénéfiques). C'est pour ces raisons qu'ils ne sont habituellement pas prescrits aux personnes qui prennent des médicaments antipsychotiques.
La famille fait partie intégrante de l'équipe de soins.
Au fur et à mesure que le traitement avance, les membres de la famille se posent de nombreuses questions. Si une bonne relation existe entre au moins un des membres de l'équipe et la famille, on sera en mesure de bien répondre aux questions.
Les proches ont le droit de poser des questions. Toutefois, dans le cas où le patient demande de garder le traitement confidentiel, on devra refuser de répondre à la famille.
La famille partie intégrante de l'équipe de soins
Alors que nous progressons vers un système de santé plus équilibré, nous réalisons l'importance primordiale des familles et leur rôle crucial au sein de l'équipe de soins. Nous nous réjouissons de ce changement d'attitude. Les familles, en effet, ont toujours été impliquées, mais personne auparavant n'a su apprécier leur rôle. En fait, encore récemment, les intervenants avaient tendance à blâmer celles-ci d'avoir rendu le patient malade. La mère, habituellement, en était accusée. Et un fardeau additionnel affligeait alors la famille éprouvée.
L'équipe de soins est constituée d'un ensemble d'intervenants qui travaillent en collaboration, et devra inclure le malade et les membres de sa famille. Souvent, des travailleurs sociaux assureront la liaison entre l'hôpital, les ressources communautaires et la famille.
Si l'échange d'information entre le personnel de l'hôpital et la famille a été satisfaisant, lorsque le patient obtiendra son congé, les membres de sa famille auront appris comment se comporter envers le malade pour l'aider. Les proches et l'équipe de soins devront rester en contact par la suite.
Les malades ont besoin d'une thérapie médicale, d'un endroit stable et sans danger où habiter. Ils ont aussi besoin d' occasions de développer ou de réapprendre des habitudes de vie, et ont aussi besoin de quelqu'un qui s'occupe d'eux. Les quelques suggestions qui suivent vous aideront à faire face à la situation.
- Gardez un registre des dates d'hospitalisation et des médicaments si l'on a accès à cette information.
- Nous savons que la période que vous traversez est très pénible mais vos exigences ne doivent pas être trop difficiles à surmonter pour le proche. Ceci peut être très mauvais. C'est le malade lui-même qui, à force de faire ses propres expériences, parfois sans succès, et à la suite d'un bon programme de thérapie, saura modifier ses attentes et entreprendre de continuer sa vie et de retrouver sa dignité.
- Essayez d'accepter la personne telle qu'elle est. Faites-lui savoir comme vous l'admirez de faire face à sa maladie malgré sa peur!
- Restez toujours honnête. Votre proche doit sentir qu'il peut vous faire confiance.
- Ayez des activités "normales" à la maison. Ne soyez pas centré sur la maladie. Le patient a "besoin d'espace".
- Tous doivent respecter les mêmes règles de conduite à la maison. Des normes doivent être établies.
- Si vous en faites trop pour votre proche et lui sacrifiez votre vie, cela pourrait faire plus de tort que de bien. Plus vite le malade saura se prendre en charge, plus vous pourrez vous éloigner graduellement de la situation et mieux ce sera pour tous. Car en attendant, c'est vous qui vous trouvez sous l'emprise de cette maladie et qui en portez le fardeau.
- Si votre proche voit, entend ou ressent des choses qui n'existent que dans son imagination, ne les niez pas ou ne vous obstinez pas à lui faire entendre raison.
- D'habitude, des symptômes avant-coureurs laissent prévoir des problèmes: troubles du sommeil, changement d'activités sociales, hostilité ou méfiance accrue. Essayez alors d'amener le malade chez un psychiatre ou un travailleur social.
Travailler à l'intérieur du système
Les familles doivent savoir comment obtenir de l'aide pour un proche gravement malade. Elles doivent apprendre quelles questions poser, quelles personnes consulter, et ceci même si elles se sentent accablées et découragées. Les suggestions qui suivent pourront vous aider.
N'ayez pas peur ou honte de reconnaître qu'un de vos proches est affligé d'une maladie mentale. Ceci est le premier pas à faire pour triompher des préjugés qui marquent les personnes atteintes de maladie mentale.
Pour assurer une bonne communication et le partenariat de la famille lors du traitement du malade, il est important de trouver un intervenant de l'équipe sur qui vous pouvez compter pour vous appuyer et vous renseigner sur l'état de votre proche.
Ne vous en tenez pas à des réponses vagues. Demandez que l'on vous clarifie les explications.
Si votre proche est âgé de plus de dix-huit ans, vous devrez obtenir son consentement écrit pour pouvoir lire des documents. Dans certains cas, votre proche pourra vous donner une permission partielle pour obtenir seulement des renseignements spécifiques, comme ceux ayant trait aux médicaments ou au plan de traitement.
Il est essentiel que vous accordiez à votre parent dignité et respect. Il vous faut consulter celui-ci au sujet de tout projet ou plan d'action car il pourrait être en désaccord ou souhaiter procéder autrement. Votre façon d'agir doit lui inspirer une confiance absolue.
Essayez de garder à jour toute information pertinente dans un dossier qui détaillera les noms et numéros de téléphone dont vous aurez besoin, les dates et circonstances des événements de crise, les admissions à l'hôpital et les dates des congés. Classifiez-y les notes que vous aurez prises durant les consultations et entrevues. Gardez des copies de votre correspondance.
Envoyez des lettres de plainte si nécessaire. Faites parvenir celles-ci à l'hôpital ou au directeur de la ressource concernée et des copies de lettre à toute autre personne impliquée. Ecrivez à vos députés provinciaux si vous n'obtenez pas de réponse. Si vous êtes satisfait des soins reçus, n'hésitez pas à communiquer votre reconnaissance.
Soyez exigeant! Vous payez les services de santé, de façon directe ou par voie de taxes. Vous avez droit à l'information, au respect et à la courtoisie. Vous ne demandez pas de privilège, vous aidez simplement un proche à retrouver la santé.
Faites pression auprès des législateurs afin d'obtenir de meilleurs services de santé mentale.
Le contenu de cette section provient d'articles publiés par l'Association canadienne de la santé mentale, succursale du Toronto métropolitain; du Handbook for Families of the Mentally Ill in Illinois, d'extraits du livre Surviving Schizophrenia de E. Fuller Torrey; d'un livret rédigé par I. Fallon, C. McGill et J. Boyd et repris dans le cadre des cours d'éducation aux familles du service de réadaptation de l'Institut Allan Memorial, sous la supervision du Dr. A. Fielding; et enfin des apports des familles elles-mêmes.
Cette section, loin d'être une étude approfondie, se veut plutôt une initiation.
Les symptômes des maladies mentales
Les symptômes peuvent varier, mais les personnes affligées de maladie mentale souffrent généralement de troubles de la pensée, de comportement ou des émotions qui les empêchent de faire face aux exigences de la vie quotidienne. Leur niveau d'incapacité varie. Les symptômes qui suivent peuvent être les signes avant-coureurs de ces maladies mais ne signifient pas d'emblée à eux seuls l'existence d'une maladie mentale. Cependant s'ils persistent ou s'aggravent, on recommande de consulter un professionnel.
Comportement asocial
- Rester assis sans rien faire.
- Retrait social; couper tout contact avec ses amis.
- Abandonner ses activités sportives ou culturelles.
- Diminution marquée de sa performance académique ou athlétique.
- Variation de l'appétit, perte ou gain de poids sans raison apparente.
- Manque d'intérêt envers des activités autrefois agréables.
- Expression de tristesse, de désespoir, d'impuissance, d'incapacité.
- Fatigue extrême et troubles du sommeil.
- Pessimisme; perception morbide du monde.
- Paroles ou pensées suicidaires.
- Troubles de la pensée
- Incapacité de se concentrer, ou de faire face à des problèmes minimes.
- Propos absurdes. Diminution du raisonnement, de la mémoire et du jugement.
- Usage de mots étranges ou d'un langage mal structuré.
- Peur et méfiance exagérées.
Troubles des émotions
- Hostilité inhabituelle.
- Indifférence.
- Incapacité de pleurer ou pleurs continuels.
- Impossibilité d'exprimer de la joie.
- Rire incongru.
Changement de comportement
- Hyperactivité ou inactivité, ou passage de l'une à l'autre.
- Détérioration de l'hygiène personnelle et négligence de l'apparence.
- Commettre des actes dangeureux, agir avec imprudence.
- Abus de stupéfiants, ou d'alcool.
- Négligence en général.
- Tentative de fuite par le déplacement physique: déménagements fréquents ou voyages en auto-stop.
- Comportement étrange (regard fixe, posture anormale).
- Susceptibilité inhabituelle aux bruits, lumières, couleurs ou vêtements.
- Changement dans ses habitudes de sommeil et d'alimentation.
Troubles cognitifs et perceptuels
- Désorientation dans le temps, l'espace, ou vis-à-vis la personne.
- Incapacité de retrouver son chemin dans son environnement habituel.
- Impossibilité de résoudre des problèmes courants.
- Perte de mémoire relative à des événements récents.
- Incapacité de se laver et de se nourrir, incontinence urinaire et fécale.
Lorsqu'on soupçonne l'existence d'une maladie mentale, il est toujours préférable de se soumettre à un examen médical d'abord, afin d'éliminer la possibilité d'un trouble physiologique latent (hypo-thyroïdie, sclérose en plaques, tumeur cerébrale, trouble métabolique), par exemple.
Les symptômes de la maladie mentale sont souvent cycliques, variant d'intensité d'une fois à l'autre. Un épisode peut varier de quelques semaines à quelques mois pour certaines personnes et durer plusieurs années ou toute une vie pour d'autres.
Les grands types de maladie mentale
La schizophrénie
La schizophrénie est un désordre cérébral qui perturbe le processus mental de la pensée et du jugement, la perception sensorielle et la capacité d'interpréter et de réagir de façon appropriée à des situations ou à des stimuli particuliers.
Plusieurs cliniciens décrivent les symptômes typiques de la schizophrénie comme étant "positifs" ou "négatifs".Parmi les symptômes positifs, on retrouve:
- hallucinations ; (le malade entend, ressent ou voit des choses qui n'existent que dans sa tête);
- idées délirantes ; (idées fausses tenaces), méfiance;
- troubles marqués de la pensée (difficulté à communiquer, incohérence);
- comportement bizarre et désorganisé.
Les symptômes négatifs entre autres:
- alogie; (trouble d'enchaînement de la pensée, de la parole);.
- anhédonie; (incapacité de ressentir du plaisir);
- effet d'abattement (manque d'émotion ou monotonie);
- comportement asocial (peu d'intérêt envers les autres);
- amotivation ; (manque d'intérêt ou de ténacité).
Les deux groupes de symptômes se retrouvent dans cette maladie mais pour chaque malade l'un ou l'autre prédominera.Quoique les symptômes positifs répondent très bien aux médicaments, ces derniers n'ont que très peu d'effet sur les symptômes négatifs.
La schizophrénie n'est pas un problème de personnalité multiple et elle ne peut pas être traitée par la psychanalyse. C'est un trouble du fonctionnement cérébral. Ce n'est la faute de personne. Les médicaments peuvent réduire les symptômes.
Environ un pour cent de la population adulte souffre de schizophrénie. Les premiers symptômes apparaissent habituellement vers l'âge de 17 à 24 ans et peuvent être mépris pour un comportement ordinaire d'adolescent.
Troubles schizo-affectifs
Quelques malades manifestent des symptômes communs à la schizophrénie et à la psychose maniaco-dépressive. Ces troubles n'ont jamais été bien définis ou étudiés. Des symptômes particuliers aux deux maladies apparaissent mais à des moments différents.Les médecins traitent ces maladies avec une combinaison de tranquilisants majeurs et de lithium.
Les personnes souffrant de ces troubles ont souvent un meilleur pronostic que les schizophrènes quoiqu'inférieur aux malades affectés par des troubles de l'humeur.
Troubles affectifs
Les troubles ou troubles de l' humeur se différencient par la dépression et la psychose maniaco-dépressive. Ces problèmes sont courants en psychiatrie et affligent 5 % de la population adulte en tout temps. Ils se manifestent essentiellement par des troubles de l'humeur. On remarque, lors d'une maladie bipolaire ou psychose maniaco-dépressive, des cycles de dépression grave en alternance avec des cycles de manie.Dans la manie on retrouve les symptômes suivants: énergie sans limite, enthousiasme débordant et hyper-activité; propos rapides et disparates; ton de voix élevé; accès à la colère; disposition à argumenter constamment; on entreprend des activités qui auront de graves conséquences comme faire des achats extravagants, conduite automobile imprudente, investissement impromptu de grosses sommes d'argent; idées fausses, déraison. Lorsque déprimé, le malade peut avoir du mal à dormir; voir diminuer son intérêt pour ses activités quotidiennes; perdre l'appétit; se sentir diminué, coupable ou désespéré; être triste, incapable de se concentrer; devenir très irritable. Lors d'une dépression unipolaire, seuls les symptômes dépressifs sont présents.
On ne doit pas confondre la dépression unipolaire ; (décrite ci-haut) avec la réaction dépressive; (avoir le cafard ou "les bleus"). La réaction dépressive ou trouble affectif situationnel ;est un état temporaire causé par les épreuves de la vie. Dans le cas où il persisterait, la personne devrait consulter un médecin afin de déterminer si cet état ne devient pas une dépression périodique.
Troubles obsessionnels-compulsifs
Il s'agit d'une maladie dans laquelle les patients se trouvent constamment troublés par des idées persistantes qui les incitent à effectuer des gestes répétitfs e ritualisés. Les troubles obsessionnels-compulsifs débutent généralement dans l'adolescence et leur évolution est intermittente. Les troubles obsessionnels-compulsifs sont assez rares, biens qu'un sixième environ de la population présente des symptômes obsessionnels mineurs. Les obsessions sont des pensées récurrentes ou des sentiments qui viennent à l'esprit involontairement, selon toute apparence. Les patients considèrent ces pensées comme insensées et parfois désagréables, mais ils ne réussisent pas à les ignorer ou à leur résister. Des pensées de violence, la peur d'être infecté par des germes ou de la poussière, des doutes continuels (la porte d'entrée est-elle fermée?...) sont les obsessions les plus fréquentes. Il existe également des ruminations obsessionnelles qui consistent à revenir sans arrêt sur un mot, une phrase ou un problème insoluble.
Outre les obsessions, le patient obsessionnel souffre de compulsions, c'est-à-dire qu'il répète inlassablement et de façon ritualisée des actes apparemment dépourvus de signification. Ces compulsions ont pour objectif de chasser les peurs ou de soulager l'anxiété. Elles sont la manifestaiton physique d'un état obsessionnel. Le sujet ne tire aucun plaisir de ses activités, mais il se sent anxieux s'il essaie de résister. Les actes compulsifs doivent parfois être répétés tant de foix d'une façon si particulière qu'ils peuvent perturber considérablemenbt la vie sociale et professionnelle. Ainsi faut-il trois heures à certains malades pour se lever et faire leur toilette le matin.Le traitement pour les troubles obsessionnels-compulsifs peut inclure des médicaments (surtout ceux qui agissent sur la sérotonine, soit clomipramine, fluoxetine, fluvoxamine ou paroxetine) et la thérapie comportementale- cognitive. Environ deux tiers des personnes qui souffrent de troubles obsessionnels-compulsifs réagissent bien au traitement.
Troubles d'anxiété
Lorsqu'elle est grave, l'anxiété, peut aussi être considérée comme une maladie mentale et environ 7 à 15 % de la population en souffre. Dans l'état de panique;, caractérisé par des crises de panique périodiques, le malade devient étourdi, sent son thorax s'écraser, sa gorge se nouer, transpire. Ces crises ne durent en général que quelques minutes, mais c'est la crainte d'être victime d'une autre attaque et le sentiment d'impuissance qui s'ensuit compliquent la situation. D'autres formes d'anxiété comprennent la peur d'objets particuliers (phobies) ou la peur de sortir de la maisonTroubles de la personnalité; ou troubles caractériels
Certains croient que les désordres qui suivent ne constituent pas en eux-mêmes des maladies mentales alors que d'autres affirment le contraire, du moins dans les cas graves. Toutefois, pour le bien-être des parents et de la famille, on notera que certains comportements justifient une consultation auprès d'un professionnel.Dans cette vaste catégorie de troubles, la personne ressent, juge et perçoit son environnement et sa propre image d'une façon ferme et préconçue. Elle ne peut adapter sa conduite personnelle, ni dans son travail, ni dans ses loisirs, aux critères de comportement normalement acceptés en société. Elle est donc incapable d'avoir des relations interpersonnelles convenables et durables.
Voici une liste de quelques troubles de personnalité.
Personnalité asociale : par exemple un individu qui a continuellement des problèmes légaux ou sociaux et qui n'accorde aucune importance à la loi ou à la discipline des parents.
Personnalité limite ("Borderline") : elle se caractérise par des changements extrêmes d'humeur de brève durée ; des relations interpersonnelles intenses et instables; des actions impulsives qui peuvent être auto-destructives; une perception de soi-même qui varie.
Personnalité paranoïde : sans raison valable, se comporte envers les autres avec méfiance, envie, jalousie et entêtement, impression de "s'être fait avoir", même si l'on peut prouver que ce n'était pas le cas.
Personnalité obsessive compulsive : se caractérise par une tendance dominante au perfectionnisme et à la rigidité d'esprit débutant chez le jeune adulte et qui apparaît dans des contextes variés; par une préoccupation des détails qui empêche de finir des tâches et fait perdre de vue l'objectif global; ou une insistance à faire des choses d'une façon particulière; une assiduité excessive au travail; une indécision; une conscience de soi excessive; une impuissance à exprimer de l'affection; un manque de générosité; une incapacité à se débarrasser d'objets sans valeur.
Syndrôme cérébral organique
Bien que les syndrômes cérébraux organiques se manifestent plus fréquemment chez les personnes âgées, ils peuvent survenir à tout âge.
Le délire
Le délire est une diminution grave et rapide de la fonction mentale qui se caractérise par de l'agitation, une désorientation, des pertes de mémoire, des degrés variables de conscience, des hallucinations et des délires d'interprétation.Le délire peut-être causé par un processus physiologique latent, le plus souvent l'absorption de drogues toxiques, une maladie cardiovasculaire, une infection ou traumatisme. Le traitement de ce dernier amènera dans la plupart des cas une guérison complète du malade.
La démence
La démence c'est un déclin progressif général et chronique de la fonction mentale qui se caractérise par une désorientation, des pertes de mémoire et une diminution de la capacité de s'occuper de soi-même. La cause la plus courante de la démence est la maladie d'Alzheimer. Toutes les causes de démence doivent être éliminées à la suite d'examens physiques et de test de laboratoire.
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